scénario écrit cet été 2007 à cale sèche à Arcachon.
Ressemblante coïncidence.
Tout sourire pour ses téléspectateurs, un présentateur terrorise ses équipes dès que les caméras ne sont pas sur lui.
Engueulades et reproches pleuvent.
Au début ,chacun pense qu'il vaut mieux ne pas répondre pour ne pas l"exciter" et
qu'il va se calmer puis c'est l'engrenage.
Son mode opératoire est quasiment toujours le même: il choisit une victime s'acharne sur elle, en fait son bouc émisaire et la traque,jusqu'à ce qu'elle craque!
Au départ la personne visée se dit "il m'a dans le colimateur,qu'est ce que j'ai fait?"
Puis,c'est à chacun son tour, tous y passent l'un après l'autre.
Surnom d'oiseaux : homme de Néanderthal, Tarrasse Boulba, ...
Moqueries vestimentaires quotidiennes sont au programme, tous les jours, il passe en revue ses troupes : "T'es bo ma chochotte, tu es toute bronzée, on dirait que t'as pris 10 ans, c'est vrai qu'après 40 ans..." , "qu'est ce que c'est que ce veste longue ,on dirait veste de Rabbin",bijoux trop clinquants " ton collier prend trop la lumière ,faut l'enlever et tes boucles d'oreilles on dirait la vache qui rit" changement de chemisier à pois, on en essaie d'autres, 10 minutes avant l'antenne, pour finalement reprendre le même....coiffures à refaire en direct juste pendant le jingle, avant l'antenne, pour déstabilliser la présentatrice de l'actu, changer de cravatte au jeunes débutant et lui remettre son col de chemise alors qu'il lit son prompteur ou pire fait purement disparaître la tête de la fille de la météo jugée trop blonde....
Transformation des noms : Mademoiselle Chansson devient Chan con
Il affiche une triple vie "privée" en ville, part en province avec sa maîtresse en "tournage", le samedi visite les studios enlaçant sa bonne compagnie, le dimanche il repasse avec sa femme en amoureux, ce qui provoque un malaise à chacune de ses visites, parmi les techniciens.
Le boss pense avoir tous les droits sur ses collaborateurs, ceux-ci sont tenus au droit de réserve.
Il va jusqu'à les menacer de les rendre responsables, si on venait à apprendre qu'il n'était pas seul?!
C'est kafkaïen, tout Paris est au courant, il ne se cache pas dans les mondanités, les ragots vont bons train mais il s'imagine, que c'est son équipe qui va le dénoncer à sa femme et à sa maîtresse.
Il pète les plombs de plus en plus souvent, sur chaque collaborateur, devant le reste de l'équipe provoquant ainsi une peur réciproque et solidaire de chacun.
Insultes,critiques non justifiées,licenciements abusifs,menaces,toute la panoplie du parfait pervers narcissique manipulateur, résume son comportement.
Les plaintes et critiques affluent de tous les techniciens qui le côtoient quotidiennement.
Mais, personne n'ose dénoncer le boss qui fait travailler tant de personnes.
Le service médical reçoit tous les matins des techniciens en pleurs, des crises de "tétanies", des dépressions du sommeil sont floriscentes dans l'équipe, on consulte même des psys pour apprendre à parer les coups, mais le con-presseur avance sans relâche et personne des services sanitaires du travail n'intervient.
Ca tourne au cauchemard.
Les représentants du personnel et les syndicats s'en mêlent.
La direction ne bouge pas et les syndicats finissent par contacter les journalistes de la presse écrite, dernier recours pour faire exploser la vérité, avant que les faits soient systématiquement étouffés par les responsables hiérarchiques.
Décrié dans la presse, il est convoqué par la direction pour justifier son comportement abusif.
Il s'explique en rejetant la faute sur ses collaborateurs fainéants ou trop vieux.
Il justifie sa façon de manager ses troupes par l'obligation de rentabilité de ses programmes.
Il trouve toutes les excuses pour expliquer ses abus de langages et de comportement.
Il fait miroiter en haut lieu que son émission fait un chiffre record d'audience et de rentabilité au niveau des contrats de pub qu'elle engendre pour la chaîne,
l'immeuble ne repose sur le sol que par son travail, il se prend pour les fondations du batiment confondant son rôle de rédacteur en chef avec celui qu'il s'attribue "producteur", en un mot c'est un "boss" dont on ne se débarrasse pas.
Il se cache derrière son rédacteur en chef mais le dit irresponsable et incompétent, tout en lui demandant de tout gérer.
Les années passent et les clashs se multiplient autant que les dérapages hystériques du big boss qui se prend pour un "quart de Brie".
Les missions sont préparées puis annulées à la dernière minute ou mieux accomplies par d'autres, vous laissant sur le carreau, sans explication et en toute injustice.
Les contrats conclus et signés sont annulés, en toute simplicité, en interchangeant les techniciens comme des pions d'échec.
Il en arrive même à se persuader que certains de ses collaborateurs sont responsables de ses erreurs et de ses convocations devant les autorités.
En fait, c'est un homme incompris et entouré de personnes bien intentionnées qui tirent les ficelles et la couverture à eux.
D'ailleurs,un des personnages du film,son bras droit, (he oui, on est souvent trahit par ceux qui sont les plus proches de vous: ndlr), complote et le critique derrière son dos dès qu'il peut pour devenir le calife à la place du calife : le talent en moins. lol
Pour le boss, ce n'est pas lui qui est responsable des licenciements de plusieurs de ses collaborateurs, ce n'est pas lui qui gère les contrats : c'est la direction..
D'ailleurs,n'est-il pas "responsable de la rédaction et non producteur" !
Ne jouons pas sur les maux!
Ha, il a changé de casquette! relol.
Les rapports des services internes pleuvent et on dirige, en silence, contre deniers, ceux qui osent se rebeller, vers la sortie libératrice.
Avançant en âge ,bientôt la soixantaine et synonyme de retraite : il manigance...
Sûr de lui, il fait tous échanges de bons services, il offre minutes supplémentaires et cachets à certains, fait pression sur ses relations pour faire apparaître son fils à la télévion.
Il projette, de lui laisser sa place, plus tard, sur son propre trône et ainsi prendre sa succession tel un règne.
De cette manière son pouvoir sera assouvi au delà de sa carrière.
En fait, il faut voir en cet homme, un personnage avec un égo surdimentionné et qui n'a jamais été reconnu à sa juste valeur.
Complexe paternel,oeudipe mal abouti,peut être que l'avis d'un psy, dans une séquence à la Woody Allen, serait interressante à mettre en place.
Un jour de direct le piège qu'il a tendu à tant de collaborateurs se referme sur lui de manière impitoyable.
Une conspiration de tous les techniciens et collaborateurs le montre sous son véritable aspect et la trahison à lieu en direct.
Tel un ours pourchassé,on lui tend un piège et il s'y engouffre,tellement prévisible,qu'il en devient risible.
C'est la déchéance,presque minable d'un homme qui se croyait puissant et qui n'en n'avait pas.
S'attaquer aux plus petits que soi, en tant que dirigeant, profiter de son pouvoir,
cela porte un nom,l'abus.
Fin pitoyable ,me direz-vous,ou impitoyable?
A vous de choisir et n'oubliez pas de nous écrire pour particper à ce scénario collectif et tellement humain.